Top articles
-
Lumières et Papillons
Dans ma salle de quarter, Il manque la seule queue de billard qui tenait encore la route, Il n'y a plus de balles de ping-pong, Mais il reste la radio Dont le volume peut être poussé jusqu'à l'extrême limite de la douleur auriculaire, Tandis que le sens...
-
Soledad
Solitude, ton chant s'étend dans mes douleurs Où le cri singulier se mélange au silence. Les fatales saisons de nos vierges souffrances Eclaboussent d'amour notre âme qui se meurt. Derrière le rideau de nos intimes peurs Ammoncelées depuis les craintes...
-
Little Boy
Le rire noir de l'angélus S'engorge dans le regard claudiquant D'un petit garçon souffrant d'un devenir aux morcelures miroitales... Je regarde demain d'un œil de Némésis. L'origine du temps se perd brutalement Dans la caresse rose d'un soleil devenu...
-
Hommage à Aimé Césaire
Je suis l'homme blanc opprimé par l'homme blanc, Ma blanchitude n'est rien face à la couleur des carrosseries de limousines Roulant dans les venelles de ces certitudes trébuchantes Comme ces canines aurifères baguant les mâchoires des banquiers du rêve....
-
Noyades et Naïades
Sénèque le Jeune le clamait sans nul doute avec emphase : Errare humanum est, perseverare diabolicum … ce qui signifie, mais personne n’est à ce point dupe : Si l’erreur est dans la nature de l’Homme, persévérer dans celle-ci est diabolique… J’aimerais...
-
Le reflet du Volcan
Jusqu’à ce que l’exil et le temps et les mots Effacent ton prénom et le goût de tes cendres, Jusqu’à ce que la pluie ravage mes printemps Et qu’il ne reste plus aucun puits à surprendre, Jusqu’à ce que l’écho de tes chairs oubliées Remplisse le destin...
-
l'ombre de Roxane...
As-tu exploré les coutures de l’harmonie ? La lune t’apporte-t-elle d’autres questions abominablement discrètes ? Je te regarde la contempler et je m’interroge sur cet autre rivage Où l’on cherche un moyen pour descendre sur terre. C’est par hasard que...
-
- Le café du samedi matin -
Lorsqu’il n’est plus tout à fait tôt, Mais quand le clocher de la vieille cathédrale annonce aveuglément les dix heures, Tandis que presque personne n’écoute l’éclair de bronze fendre le schiste de l’atmosphère, J’aime me retrouver là, Pas intrinsèquement...
-
sensibles dépendances...
Figé, le goût des morts épaissit le silence. Tout tend à me prouver que tu n’as pas existé… Pour chaque galet que j’ai jeté à la mer, Le ressac en a ramené quatre, Et pour chaque poème que je t’ai écrit, Un siècle de ma vie m’a été supprimé… Je suis allé...
-
Parce qu'on n'est jamais mieux servi...
...que par soi-même. Il y a très longtemps, avec tout ce qu'implique cette pensée, j'avais - à l'instar de mon Apocalypse - effectué un travail de versification du légendaire Cantique des cantiques . J'avais relégué ce texte sous des couches de poussières,...
-
Les tremblements des automates
Nous surprendrons le feu à rajouter des cendres dans l'urne des au revoir. Les écailles des jours laisseront transpirer L’espace inachevable de nos espoirs blessés. Entre les ombres calligraphes L’inaccessible mot troublera la flétrissure des accords...
-
L'orange est bleue...
L’orange est bleue comme une terre Toujours une vérité dans les silences bavards Ils vous abreuvent de mélodies Dans les bouches closes de surdité Les lucides et les détachements Il son oreille de discorde Tous les aveux et tous les pleurs Et quelle nudité...
-
Le reflet métissé des fenêtres obscures
Je t’ai vue taillader les veines des jours sombres. Je n’ai pas pu sauver la nuit, abasourdi Par la saveur du fer de ton sang. Alourdi De tout notre passé qui, aujourd’hui, m’encombre, J’ai lessivé les mots dans ma bouche rassie Au soleil de ton sein....
-
La gaine et le sceptre
zain, ton oeil de tulipe éclot mon appétit. kyphonisme est le mal courbant ma joie fantasque. héliastes, condamnez mes désirs engloutis, mais ne me privez pas des folles bergamasques dansant entre les plis de son renoncement... apporte-moi ton nard dans...
-
La victoire des chemins secs…
Il a fallu vomir l’instant de la discorde Pour savourer le miel des libertés amères. J’ai écouté ta voix me labourer l’échine, Chaque mot contenait sa mesure de sel Et je t’ouvrais mes plaies comme l’on ouvre un livre, Sans savoir que la fin sera inéluctable....
-
Errance et raccords perdus...
Le ciel a dépassé mes ailes de terre. J'explore de nouveaux silences, de nouvelles saisons, Portant d'anciennes breloques dans ma sacoche aux souvenirs. Rien n'est plus précieux que l'hiver des recommencements, Tandis que tous les possibles prennent la...
-
Nuit etc...
Nuit, terrible catin ! Habité par la peur des soirs remplis d'angoisse, Je laisse errer le temps parmi les cauchemars, Et des anges grenats, andrinoples, pommards Flottent dans les greniers de mon crâne, puis froissent Les pages du destin... Hordes de...
-
Tous les chemins mènent aux adieux...
Le silence était de pierre. Les buissons endiguaient les chansons de la brume. A l'entrée de ton nom, deux gardiens nuageux Veillaient à ce que nul ne te prononce... Je t'avais découverte au milieu de toi-même Lorsque d'absurdes clartés se fatiguaient...
-
&
Aspirer au silence & Un bruit s'insinue entre le vide et la matière. Etre seul & Un couple d'ombres rejoint l'épine dorsale du soi. S'attendre à deux noms sur une boite aux lettres Lorsqu'un troisième inconnu ramène l'équation A la question ramificatrice,...
-
Souvenir d’un puzzle sans bord…
J’ai retrouvé des archives d’ombres Qui, mises bout à bout, touchant l’extrémité de mes désordres, Se sont rassemblées autour de mes oublis. La lecture des jours d’alors a alourdi l’absence, Et le ciel s’est mouillé à l’endroit où la mer Rejoint les lendemains...
-
- Chiens sous averse de flèches -
C'était aux temps des fleurs, victimes des archanges, Tandis que les parfums, violents de pureté, Enivraient les démons de souvenirs étranges,.. C'était aux temps des pleurs baignés dans le mélange Des fausses vérités, Quand les monstres hantaient les...
-
Le chant secret des cœurs aphones…
Larme après larme ils ont compté les brûlures du firmament, Et lorsqu’il ne resta plus qu’une miette de fagne Au sommet d’un mont saupoudré de lapilli apprivoisés par l’absence de vent, Ils cessèrent de souffrir ce que leur œil commun regardait sans comprendre....
-
Vestige de voyage et reflet de sable
Il fallut résister à rester dans la nuit. Les étoiles marchaient sur le cosmos en flammes. Il n’y avait plus rien pour retenir le chant Des recommencements. Les rêves ont fait écho aux silences lucides. Que se serait-il passé si mon cachot n’avait jamais...
-
- L’heureuse punition ou Toi, parmi les Automnes -
Me voici sur le banc de mes vieilles enfances, A regarder le temps sommeiller pesamment Parmi les allées du jardin, que les amants Parcourent en mêlant l’Amour à leurs errances. Lorsque vient La Saison, c’est à Toi que je pense. Et Toi, me penses-tu ?...
-
Léon Dierx (1838-1912)
http://www.biblisem.net/etudes/walcdier.htm Le mancenillier La jeunesse est un arbre aux larges frondaisons, Mancenillier vivace aux fruits inaccessibles ; Notre âme et notre coeur sont les vibrantes cibles De ces rameaux aigus d'où suintent les poisons....