Le reflet du Volcan

Jusqu’à ce que l’exil et le temps et les mots
Effacent ton prénom et le goût de tes cendres,
Jusqu’à ce que la pluie ravage mes printemps
Et qu’il ne reste plus aucun puits à surprendre,
Jusqu’à ce que l’écho de tes chairs oubliées
Remplisse le destin de mes vierges brûlures,
Jusqu’à ce que le sang de ton astre émacié
Rougisse l’étendard de mes nuits de colère,
Je parcourrai le siècle où l’espace s’étend
Au-delà des couloirs que blanchissent nos ombres
Pour crier la douleur, la haine et la folie
Qui habitent mon cœur tandis que je te pense
Et quand… et quand… et quand… je ne te pense pas.
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