sensibles dépendances...
Figé, le goût des morts épaissit le silence.
Tout tend à me prouver que tu n’as pas existé…
Pour chaque galet que j’ai jeté à la mer,
Le ressac en a ramené quatre,
Et pour chaque poème que je t’ai écrit,
Un siècle de ma vie m’a été supprimé…
Je suis allé me recueillir là où l’abeille ne sait pas se sacrifier.
Tout près des grands pavots dont on extrait des sommeils sans rêve,
Le cuir de mes regrets s’est craquelé d’ivresse
En pensant combien était féroce l’illusion
De ton envol spectral de feuille orpheline de sa branche.
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