sensibles dépendances...

Publié le par @rbre

Pavots.jpg 

 

Figé, le goût des morts épaissit le silence.
Tout tend à me prouver que tu n’as pas existé…
Pour chaque galet que j’ai jeté à la mer,
Le ressac en a ramené quatre,
Et pour chaque poème que je t’ai écrit,
Un siècle de ma vie m’a été supprimé…
 
Je suis allé me recueillir là où l’abeille ne sait pas se sacrifier.
Tout près des grands pavots dont on extrait des sommeils sans rêve,
Le cuir de mes regrets s’est craquelé d’ivresse
En pensant combien était féroce l’illusion
De ton envol spectral de feuille orpheline de sa branche.
Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
A
Bonjour, arbre.<br /> je ne sais pas non plus commment j'ai eu ce lien à ton ancien site, probablement était-il resté gavé dans mon marque-page...<br /> Regarder l'apocalypse en soi... à mon tour d'en effeuiller les strates, me défaire de cette peau qui colle et toruver la couleur de ma chair, nue.<br /> reviens, s'il te plait, me voir, de temps à autre. tes mots font une trace en moi qui demeure et ouvre la brèche.<br /> anaka
Répondre
S
Nuit bonne.
Répondre