Le reflet métissé des fenêtres obscures
Je t’ai vue taillader les veines des jours sombres.
Je n’ai pas pu sauver la nuit, abasourdi
Par la saveur du fer de ton sang. Alourdi
De tout notre passé qui, aujourd’hui, m’encombre,
J’ai lessivé les mots dans ma bouche rassie
Au soleil de ton sein. J’ai bu tes hématies,
Toi, l’infâme rousseur de mes fauves automnes,
Toi dont l’arme portait l’emblème de mon cœur.
Je t’ai vue enfanter mon enfer, mais je meurs
En t’ayant fécondée d’une chanson aphone…
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