Le reflet métissé des fenêtres obscures

Publié le par @rbre

Fen--tre-sur-cours.jpg

Je t’ai vue taillader les veines des jours sombres.
Je n’ai pas pu sauver la nuit, abasourdi
Par la saveur du fer de ton sang. Alourdi
De tout notre passé qui, aujourd’hui, m’encombre,
J’ai lessivé les mots dans ma bouche rassie
Au soleil de ton sein. J’ai bu tes hématies,
Toi, l’infâme rousseur de mes fauves automnes,
Toi dont l’arme portait l’emblème de mon cœur.
Je t’ai vue enfanter mon enfer, mais je meurs
En t’ayant fécondée d’une chanson aphone…
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A
vraiment tres beau mais emouvant aussi , au premiere lignes le coeur bat fort ...<br /> puis je te mettre dans mes liens ?<br /> MERCI
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@
Bonsoir Damien (et Angel). C'est avec grand plaisir que j'accepte le lien de ton très joli site que je ne manquerai pas de venir visiter souvent.