Top articles
-
Vectoriel Tératome
Ecureuil capricieux, cherchant en plein hiver A toucher l'oeil phobiaque du bout de ses paupières fauves, J'ai fréquenté les terrasses des cafés Souffrant les calumets tabagiques des résistants à la pasteurisation des consciences, Afin d'insuffler de...
-
Aux intersections de mes ombres
fr.nomao.com/arbre06 Sait-on toujours où nous guident nos pas ? Rimbaud était plus valeureux, avec ses semelles de vent... mais après ?! J'apporte un peu d'ombrages là où s'imposent componctions et autres contemplations sauvages, fusse en plein coeur...
-
Très petite lettre à celle qui sait lire entre les racines
Bonjour Toi. Il n'y a plus d'océan, et le ciel est trop sec pour supporter mes cerfs-volants. Je voulais que tu saches que rien n’a changé. Ni en mal, ni en bien. Ni moi, ni moi qui t’aime. Ce ne sont que des mots d’arbre creux, penseras-tu. Mais si l’arbre...
-
Avenirs féroces sur note de buée pourpre
C’est les lèvres gercées que je mâche un silence. Le soleil s’évapore Sur la peau striée d’une mandragore. Il n’y a plus rien d’autre qui compte au-delà des promesses, Et je me tue à assassiner l’instant sacré d’avant l’imprononçable. Peut-être y a-t-il...
-
Le lien initiatique...
http://l-arbre-de-l-ankou.over-blog.com/ Pendant longtemps, j'ai essayé de séparer mon âme et ma mémoire. A présent, il faut que les cendres se consument d'elles-mêmes et que la chanson s'achève. Voici donc mon premier journal poétique. Ceux qui aiment...
-
Brumeusement
Le corail de ton nom s’étale sur ma langue Et je mâche l’enfer de ton verbe trop froid. J’épelle ta splendeur, Ô ma déesse exsangue Dont le noumène crée des sens bien plus étroits. Tes lèvres abluées prononcent mon silence En mordant le babil troublant...
-
Que de ciel dans ta tombe...
Se sont confondus les échelles et les puits, Et tes joues zébrées de fleuves mauves, Et ta voix parsemée de silences, Et ton menton froissé par les méandres de l’automne naissant. Les graminées à perte Etaient sans doute là pour cacher quelque chose....
-
Ce qui nous bouleverse du plus profond des entrailles
Je me trouvais aux toilettes. On ne doit pas le dire, et encore moins l’écrire. Nonobstant, si l’objet de cet aveu se voulait scatologique ; si le dessein s’avérait provocateur ou subversif. Mais même pas. L’idée est simplement (et l’adverbe est on ne...
-
Z
Je me sens dépassé par le cours de la vie. Le temps s'en est allé, emportant dans les âges Jusqu'aux derniers refrains de toi dans son sillage, Et je n'ai pas suivi... Non, je n'ai pas suivi la croix que tes chansons Laissaient sur les rochers, les fleurs...
-
Ricochet à la Poésie du Carbone (dite Organique)
J’ai dédaigné la place gratuite qui se trouvait à cinq cent quatre vingt deux pas de chez moi contre une autre, pour laquelle j’ai déboursé cinquante centimes, et d’où cinq cent treize enjambées étaient requises jusqu’à l’appartement de ma mère. De ma...
-
Quelle heure est-elle ?
Je ne parviens pas à dormir, et la chaleur n’est pas étrangère à mon début d’insomnie. Le ventilateur est en marche. Position « un ». Dès que je rentre, depuis la mi-mai, ce ventilateur est mon sauf-conduit indéfectible. Jusqu’ici, la première position...
-
A partir de nos passés
Fractionner les plaies Jusqu’à ce qu’il n’en reste plus que de la douleur, Et jusqu’à ce que cette douleur forme un tout Bien plus grand que ce ciel d’avant la blessure. Sourire au combat, Et soulever la poussière avec des cris guerriers, Ainsi qu’au...
-
L'effeuilleur
J’ai vomi de l’azur sur les seins de la terre, Et j’ai prié les dieux les plus élémentaires Pour que les colibris ne perdent pas leur temps A t’apporter l’éclat de mon cœur tempêtant. J’ai creusé le tombeau de nos poésies vieilles, Et j’ai, depuis l’ultime...
-
J’existe, donc je n’existe pas
Est-ce que cela vous est-il déjà arrivé d’oublier qui vous êtes ? Vous est-il arrivé, la nuit, au milieu de nulle heure, de vous mettre en quête de votre carte d’identité pour vous remémorer votre état civil ? Avez-vous déjà appelé quelqu’un, de façon...
-
Devenir mois que seul pour durer plus que tous
Tout le monde, au demeurant, ne rêve pas forcément d’étendues sauvages, de grands espaces désertiques, de forêts aussi vastes et vierges que des univers d’émeraudes dépeuplés par le genre humain, d’horizons aussi vides que ces cirques de montagnes heurtés...
-
Les légumes et moi
Qu’on se le dise et qu’on le sache : J’aime infiniment les légumes. Malgré tout (ce qui est l’équivalent d’un mais) je souffre les légumineuses de la façon la plus naturelle qui soit, sans artéfact ou abstraction due à je ne sais quelle cuisson manifeste....
-
A l'épreuve du Temps...
Absences, vous courrez dans la veine échancrée D’où coule le vieux sang mâtiné de remords, Et par toutes les mers, par-delà tous les ports, Partout où le mal de votre écho s’est encré, Tatouant l’horizon au chant clair de la mort, Je navigue en clouant...
-
A la naissance des crépuscules…
Les esthétiques épitaphes Ne font pas sourire les veufs Dont le sel né des sanglots neufs Délave l’art du calligraphe… Les douleurs ne sont jamais belles, Et il faut être magicien Pour que l’amoureuse chandelle N’éclaire pas un feu ancien. Songeant ces...
-
Les montagnes fragiles
les anges ont mangé La terre d'ombre des semeurs de soleil. Tes baisers ont un goût de lumière, Et j'attends que vienne la nuit des âges Pour que le muscle de ma parole Soit iradié par la graine de ton verbe. Je laisse les chemins amener les damnés Là...
-
Les poumons de Dieu
Je ne me souviens plus de mon premier poème, Ni même du dernier Que j'écrirais peut-être à l'aube des horizons froids. Le miracle a tenu tout entier Dans quelques gouttes d'encre Que j'ai laissées sécher à l'air libre des mots. Les phrases ont longé les...
-
Les automnes de pierre
J’ai senti les raisins mûrir parmi les ombres, Et j’ai goûté le vent qui chantait ton prénom. Parmi ces vieux sentiers pavés d’adieux sans nombre, Et parmi ces coteaux bordés de cabanons, Je me suis égaré jusqu’à trouver ton rêve. Au-delà des saisons,...
-
Vole, petite coccinelle, vole !!!
J’ai eu cette vision, je vais devenir fou. Je vais devenir fou et, un beau jour, une fois que la raison en aura terminé d’enchrister ma conscience et de juguler mes prolégomènes aux libertés, mon sentiment de ce que doit être le Bien et le Mal sera tel,...
-
Souvenance vampire
Sais-tu qu'il n'y a plus d'océan, entre nous, Que ta peau et ma peau ne forment qu'un seul monde, Et que l'éternité, croissant chaque seconde, N'est qu'un instant sacré qui, à ton coeur, me noue... Sais-tu qu'en gravissant la cime des grands vents Bien...
-
Rien ne saurait être plus horrible que la Poésie
Comme un animal blessé, Mon déport s’est enflé du fumet de la crainte et des vapeurs de sang Se fragmentant partout autour de mon passage, Et jusque dans mes ombres, et jusque dans mes ombres… J’ai parcouru des déserts aussi secs que la bite de Dieu Après...
-
MJQ La Fontonne
Tous les jeunes du quartier de La Fontonne (qui est devenu ''Azur Ville'' à la fin des années 80, sans que l'on sache vraiment comment et pourquoi) peuvent venir à la MJQ, c'est-à-dire à la Maison de Jeunes de Quartier, histoire de passer un peu de temps,...