Souvenance vampire
Sais-tu qu'il n'y a plus d'océan, entre nous,
Que ta peau et ma peau ne forment qu'un seul monde,
Et que l'éternité, croissant chaque seconde,
N'est qu'un instant sacré qui, à ton coeur, me noue...
Sais-tu qu'en gravissant la cime des grands vents
Bien plus petites sont les peurs qui nous gouvernent,
Tandis que les nuits, qui étaient tristes et ternes,
Sont colorées par des arcs-en-cieux survivants.
Sais-tu que les pensées de marbres et de bois,
Lourdes comme des troncs à l'écorce de pierre,
Peuvent flotter sur des nuages de lumière
Portés dans ce silence inspiré par ta voix.
Sais-tu qu'en ces jours où le vieil espoir faiblit,
Rongé par des mélancolies surnaturelles,
Il y a toujours un parfum qui me rappelle
Le souffle de ton sang baignant tous les oublis.