Souvenance vampire

Publié le par @rbre

Sais-tu qu'il n'y a plus d'océan, entre nous,

Que ta peau et ma peau ne forment qu'un seul monde,

Et que l'éternité, croissant chaque seconde,

N'est qu'un instant sacré qui, à ton coeur, me noue...

 

Sais-tu qu'en gravissant la cime des grands vents

Bien plus petites sont les peurs qui nous gouvernent,

Tandis que les nuits, qui étaient tristes et ternes,

Sont colorées par des arcs-en-cieux survivants.

 

Sais-tu que les pensées de marbres et de bois,

Lourdes comme des troncs à l'écorce de pierre,

Peuvent flotter sur des nuages de lumière

Portés dans ce silence inspiré par ta voix.

 

Sais-tu qu'en ces jours où le vieil espoir faiblit,

Rongé par des mélancolies surnaturelles,

Il y a toujours un parfum qui me rappelle

Le souffle de ton sang baignant tous les oublis.

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