Vestige de voyage et reflet de sable
Il fallut résister à rester dans la nuit.
Les étoiles marchaient sur le cosmos en flammes.
Il n’y avait plus rien pour retenir le chant
Des recommencements.
Les rêves ont fait écho aux silences lucides.
Que se serait-il passé si mon cachot n’avait jamais été ouvert ?
Aurait-ce était cela, que l’on nomme bonheur…
Mais les gardiens sont morts
Le cœur arraché par des mains innocentes,
Et leurs clefs se sont dissoutes dans les paroles corrosives
D’une liberté que je ne comprenais pas.
Je me suis mis debout et j’ai chancelé dans l’espace.
Il y avait trop de chemins pour choisir par moi-même.
Alors, je me suis laissé guider par les vents et les nuages
Sans songer à me perdre une nouvelle fois.
Mes empreintes disparaissaient à mesure que je retrouvais mon ombre.
Je le savais, sans jamais avoir eu la force de me retourner,
Comme l’on connaît sa voix sans vraiment l’entendre…
Les collines me cachaient et je cachais le soleil,
Jusqu’au jour où mes yeux se sont ressouvenus du vertige
De la solitude.
J’ai gravé la lumière sous une roche au goût d’hiver.
Celui qui caressera l’écaille de la terre que j’ai creusée de mes ongles
Pourra soulever le ciel en entier
Et redresser les horizons corrompus par le poison de l’attente.
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