La gaine et le sceptre

zain, ton oeil de tulipe éclot mon appétit.
kyphonisme est le mal courbant ma joie fantasque.
héliastes, condamnez mes désirs engloutis,
mais ne me privez pas des folles bergamasques
dansant entre les plis de son renoncement...
apporte-moi ton nard dans l'abonnissement
liquoreux de ton suc coulant dessus ma hampe.
ivre, je te rejoins dans les jouissements
nacrés par la douceur de tes yeux, brunes lampes
eclairant les puits de mon amativité.
baigne-moi des secrets de ta nativité,
mousseuse éternité de sucre et d'aubépine.
je veux que tu sois ma seule festivité
ornant les soirs de mes roses dont les épines
flamboient bien au-delà des nuits de désespoir...
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