La victoire des chemins secs…

Publié le par @rbre

 

Il a fallu vomir l’instant de la discorde

Pour savourer le miel des libertés amères.

J’ai écouté ta voix me labourer l’échine,

Chaque mot contenait sa mesure de sel

Et je t’ouvrais mes plaies comme l’on ouvre un livre,

Sans savoir que la fin sera inéluctable.

 

Tu m’as frappé. Je ne me suis pas défendu.

Je t’ai tendu mes joues, et l’une suivait l’autre.

Tu n’as pas hésité à me faire très mal.

 

Je n’ai pas pu pleurer. Je ne sais plus comment

L’on fait. J’ai attendu que l’adieu me submerge…

Et tu l’as prononcé sans trembler du regard.

 

Aujourd’hui, affranchi du poids de ton sépulcre,

Je devrais de nouveau sentir mes ailes naines

Transporter les chansons que je croyais, naïf,

Devoir te dédier. Mais je sais que le temps

Laisse toujours un peu décanter la misère,

Et il faut trois soleils pour assécher mon cœur

De toute cette lie dont tu l’as abreuvée.

 

Je ne suis pas heureux. Ni même malheureux.

J’ai perdu mon amour. J’ai égaré mon âme.

Après tout, j’étais seul à aimer… Sic Transit…

 

Mesquin, petit, que j’aimerais que les douleurs,

Sans te porter la mort, te grignotent les os.

Diable, je donnerais ce qu’il me reste à vivre

Pour que la perfidie et la malignité

Te sapent les instants où tu te croirais sauve.

Je prierais même Dieu que je sens n’être pas

Pour que les ombres se détachent de tes chairs

Lorsque les nuits, jamais plus, ne rafraîchiraient

Le feu tétanisant le Rêve de tes songes.

 

De la Haine… très bien… c’est ce que tu voulais.

La voici ! Et encore, je retiens ma colère…

De la Haine ! Prends-là, Toi qui n’as pas compris

Comment tes mots d’amour inspiraient le cilice…

 

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http://melencrolie.over-blog.com/article-4594088.html
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@
<br /> ...<br /> http://www.espace-poemes.com/poetes-francais/alfred-de-musset/adieu.html<br /> ...<br /> Il n'y a plus rien à retrancher, ni à ajouter.<br /> Point final.<br /> <br /> <br />
A
"Je ne suis pas heureux. Ni même malheureux.<br /> <br /> J’ai perdu mon amour. J’ai égaré mon âme.<br /> <br /> Après tout, j’étais seul à aimer..."<br /> je connais ce sentiment. parfois il m'aspire toute entière, et j'en viens même à aimer cet abandon de moi-même, cet entre-deux où je n'ai plus à savoir qui je suis, à vouloir à tout prix, à défendre, à me battre... je suis vaincue, et être à terre, tout à coup, me sied...
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@
<br /> Bonjour Anaka...<br /> En écrivant ce "texte", j'avais désiré des mots simples, qui ne laissent pas traîner de sales confusions...<br /> C'est humain de se tromper, et c'est également humain de décevoir, tant que d'être déçu.<br /> Ma déception - cependant - est au-delà de l'Humain (dis-je avec un sourire qui n'en est pas un).<br /> Tout me sied, je ne me défends pas.<br /> Bien à toi.<br /> <br /> <br />