Avenirs féroces sur note de buée pourpre
C’est les lèvres gercées que je mâche un silence.
Le soleil s’évapore
Sur la peau striée d’une mandragore.
Il n’y a plus rien d’autre qui compte au-delà des promesses,
Et je me tue à assassiner l’instant sacré d’avant l’imprononçable.
Peut-être y a-t-il eu de la douleur à la croissance des surlendemains du reniement,
Et peut-être, encore, y a-t-il eu des forêts dévastées par un seul grain de sable
Inoculant le poison du désert.
Je m’oblige à rêver d’insondables miracles
Pour ne pas rendre fou l’univers qui ne comprendra pas
Pourquoi les dieux s’invitent à disséquer mon âme.
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