Avenirs féroces sur note de buée pourpre

Publié le par @rbre

C’est les lèvres gercées que je mâche un silence.

 

Le soleil s’évapore

Sur la peau striée d’une mandragore.

 

Il n’y a plus rien d’autre qui compte au-delà des promesses,

Et je me tue à assassiner l’instant sacré d’avant l’imprononçable.

 

Peut-être y a-t-il eu de la douleur à la croissance des surlendemains du reniement,

Et peut-être, encore, y a-t-il eu des forêts dévastées par un seul grain de sable

Inoculant le poison du désert.

 

Je m’oblige à rêver d’insondables miracles

Pour ne pas rendre fou l’univers qui ne comprendra pas

Pourquoi les dieux s’invitent à disséquer mon âme.

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