Brumeusement
Le corail de ton nom s’étale sur ma langue
Et je mâche l’enfer de ton verbe trop froid.
J’épelle ta splendeur, Ô ma déesse exsangue
Dont le noumène crée des sens bien plus étroits.
Tes lèvres abluées prononcent mon silence
En mordant le babil troublant de ma douleur.
Ta parole de nuit, létale somnolence,
Estompe le reflet des profanes couleurs.
Ta salive est l’eau qui convient à mon baptême,
Car j’y bois l’antidote et, bien plus, le venin.
Moi qui, jadis, étais l’Empereur des abstèmes,
Je m’abreuve à ton cœur, puisant tout son tanin.
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