Brumeusement

Publié le par @rbre

Le corail de ton nom s’étale sur ma langue

Et je mâche l’enfer de ton verbe trop froid.

J’épelle ta splendeur, Ô ma déesse exsangue

Dont le noumène crée des sens bien plus étroits.

 

Tes lèvres abluées prononcent mon silence

En mordant le babil troublant de ma douleur.

Ta parole de nuit, létale somnolence,

Estompe le reflet des profanes couleurs.

 

Ta salive est l’eau qui convient à mon baptême,

Car j’y bois l’antidote et, bien plus, le venin.

Moi qui, jadis, étais l’Empereur des abstèmes,

Je m’abreuve à ton cœur, puisant tout son tanin.

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
A
toute beautée celui ci<br /> je reste sans voix face a cet ecris ;<br /> bon week end a toi
Répondre