Chute céleste
J'attends, libre et absent,
Que la mer entre en moi aussi profondément que l'encre sur la page.
Le tonnerre est assis sur les dents du destin.
Pianotte la pluie au-dessus des tôles d'un préau
Abritant l'instrument des jours clairs.
A un jet de mouette,
L'écume électrise le parfum d'un rocher sec.
L'averse semble s'intéresser à l'ovale d'une renoncule,
Et s'ingénie à contercarrer la stratégie de mes triangles.
Aussi, je patiente lourdement, tel un condor malade,
Jusqu'à ce que le sel n'épice plus ma peau.
La fourmi sait comment ne pas mentir
En noyant ses ombres dans l'approbation d'une mort certaine.
Plus personne ne semble se souvenir du bruit des pas
Que faisait ce monsieur clopinant, habitant l'appartement d'au-dessus des nuages.
Pourtant, persiste l'empreinte de ses crachats
Sur le tertre fleuri par une croix de néon
Arrachée à l'épaule de celui qui pouvait compter à l'envers jusqu'à Pi.
Le mouvement troyen de mon talon fragile
Ridiculise l'évidence.
Je suis le seul à connaître l'heure précise de mon remords.
Je suis le seul à savourer l'anfractuosité d'un songe insondable.
Je suis le seul à nourrir le dragon d'une angoisse gloutonne.
Se peut-il que l'éclair touche le centre du monde,
Tandis que chavire les sphères édulcorées de l'enfer
Embué par le souffle d'une étoile aussi tiède que la sève d'un amour
Qu'aveuglerait l'ultime esquisse de l'aurore...
Que la mer entre en moi aussi profondément que l'encre sur la page.
Le tonnerre est assis sur les dents du destin.
Pianotte la pluie au-dessus des tôles d'un préau
Abritant l'instrument des jours clairs.
A un jet de mouette,
L'écume électrise le parfum d'un rocher sec.
L'averse semble s'intéresser à l'ovale d'une renoncule,
Et s'ingénie à contercarrer la stratégie de mes triangles.
Aussi, je patiente lourdement, tel un condor malade,
Jusqu'à ce que le sel n'épice plus ma peau.
La fourmi sait comment ne pas mentir
En noyant ses ombres dans l'approbation d'une mort certaine.
Plus personne ne semble se souvenir du bruit des pas
Que faisait ce monsieur clopinant, habitant l'appartement d'au-dessus des nuages.
Pourtant, persiste l'empreinte de ses crachats
Sur le tertre fleuri par une croix de néon
Arrachée à l'épaule de celui qui pouvait compter à l'envers jusqu'à Pi.
Le mouvement troyen de mon talon fragile
Ridiculise l'évidence.
Je suis le seul à connaître l'heure précise de mon remords.
Je suis le seul à savourer l'anfractuosité d'un songe insondable.
Je suis le seul à nourrir le dragon d'une angoisse gloutonne.
Se peut-il que l'éclair touche le centre du monde,
Tandis que chavire les sphères édulcorées de l'enfer
Embué par le souffle d'une étoile aussi tiède que la sève d'un amour
Qu'aveuglerait l'ultime esquisse de l'aurore...
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