Il y avait une menace
Le ciel.
Comme lors du tout premier début de l’aube.
Pesant de ces océans en lévitation,
Le ciel s’agenouillait à hauteur d’homme,
Ventru comme à l’accouchée,
Et j’étais là pour lécher son nombril aphone.
Ce même ciel qui avait vu mourir mes craintes et mes espoirs
Devait contempler la naissance de l’homme nouveau
A mesure que se desquamait ceux qui, comme moi, s’étaient perdus entre la tombe et le berceau.
J’avais le nez en l’air,
Humant la destinée et déshumanisant l’astre inné,
Comptant combien de temps il me faudrait
Pour m’élever vers la première goutte de pluie
Avant que l’averse ne touche terre.
Le ciel s’enroulait autour de mes sourcils
Et j’étais inondé
Par l’aridité d’une vision nébuleuse
Enflant au moment même où de plantureuses thébaïdes
Ejaculaient leurs épines de bonheur
Dans la ressouvenance d’une langue babylonienne…
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